Présentation :

À travers le destin d'une femme, d'un couple, d'une famille et d'un peuple, ce roman compose une fresque de l'histoire basque, espagnole et européenne du XXe siècle à nos jours.
Il commence pendant la guerre civile espagnole. Karmele Urresti est à Ondarroa, sa ville natale. Tous cherchent à s'exiler, mais elle décide de rester pour aider les blessés et libérer son père.
À la fin de la guerre, Karmele quitte l'Espagne pour l'ambassade culturelle basque à Paris. Là, elle rencontre le musicien Txomin Letamendi, avec lequel elle fonde une famille. Mais quand la capitale française passe aux mains des Allemands, le couple doit s'enfuir au Vénézuela. Dans cet exil, les amants connaîtront peu de répit. Txomin a accepté de rejoindre les services secrets du gouvernement basque en exil et la famille doit rentrer en Espagne en pleine Seconde Guerre mondiale. Bientôt, les activités d'espionnage des nazis conduiront à l'arrestation de Txomin. Karmele devra, encore, tout risquer, en laissant derrière elle ses enfants.

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Une vidéo Très émouvante sur Ikerne Letamendi, la fille de Txomin et de Karmele qui évoque sa jeunesse (en euskara).

Ikerne Letamendi Urresti gerra zibila eta bigarren mundu gerrari buruz

 

 

 

  

 Ecrivaine luzienne, née le 30 janvier 1947.

Préface de Gilles Perrault pour "l'Exilée" :

Marie José Basurco aurait pu écrire le classique roman autobiographique d une femme à l'existence traversée de violentes passions. Son expérience militante la qualifiait également pour nous donner un récit objectif, quoique engagé, de la lutte menée par ceux des Basques qui veulent l'indépendance pour leur peuple et la revendiquent les armes à la main. Elle nous dit l'un et l'autre, mêlant avec une superbe impudeur ses émois intimes et le combat mené par ses compatriotes. De là, sans doute, la richesse d un livre qui offre au lecteur tous les prestiges de l'art romanesque, mais aussi les capacités de dévoilement historique réservées d'ordinaire à l'essai ou au documentaire. L'exilée, c'est une page d'histoire qui se lit « comme un roman ». L'Exilée a révélé le grand et singulier talent de Marie José Basurco. Alors que le roman français sombre dans les eaux tiédasses du nombrilisme, elle lance ses personnages sur la houle océanique de l'Histoire. Elle sait tricoter ensemble l'intime et le public, la recherche têtue du bonheur et le fracas de l'événement saccageur de la vie.

Quelques liens intéressants :